Article initialement publié le 1er juillet 2024 et mis à jour à jour en août 2026 avec l’arrivée des AI Overviews dans les résultats de recherche de Google.
Trop longtemps délaissée et aujourd’hui plébiscitée, la Google Search Console est l’outil gratuit et fiable indispensable à toute stratégie SEO et stratégie GEO digne de ce nom. Pourquoi ? Parce qu’aucun autre outil ne vous permet d’approcher de si près les interrogations de vos prospects et publics en situation de recherche. Les responsables marketing et communication y trouveront vite leur intérêt. Et les webmasters y verront un outil de pilotage technique qui, s’il ne remplace pas un audit technique SEO approfondi, les alertera si leur site présente des anomalies d’indexation.
Voici un panorama (quasi) complet des fonctions clés de la plateforme.
Depuis le 22 juillet 2026, votre façon de naviguer sur le web a pris un nouveau tournant en France avec l’arrivée des AI Overviews. L’impact se fait déjà ressentir un mois après leurs mises en place puisqu’on trouve une baisse moyenne du trafic sur les sites en France de l’ordre de 23% (Source: Ahrefs). En début d’année, nous avons commencé à voir une nouvelle option dans la GSC afin de permettre d’identifier les impressions des contenus dans les IA Génératives et on constate un boom important depuis l’arrivée du AI Mode dans Google.

On y découvre dans ce nouvel onglet le nombre de fois où vos URLs ont été cités dans des réponses générées par les IA génératives et nous pouvons même voir quelles sont les URL spécifiques qui apparaissent le plus souvent et l’origine géographique des utilisateurs. Plusieurs actions peuvent être prise pour adapter sa stratégie SEO au GEO
Google Search Console est le plus fiable des outils de suivi des performances SEO puisqu’il fournit les informations directement issues des clics arrivant depuis Google et non pas, comme Google Analytics des informations produites côté client, et donc beaucoup moins fiables.

Vous pourrez suivre 4 métriques :
Vous pourrez analyser ces données selon leurs dates :
Point particulièrement utile à tout responsable marketing ou communication, la Google Search Console permet d’analyser la proportion de requêtes contenant votre marque ou vos marques produits comparées aux requêtes de conquête (= celle qui ne contiennent pas votre marque).

Avant l’arrivée des AI Overviews, l’analyse des requêtes de conquête étaient pertinente. Elle l’est beaucoup moins depuis juillet 2026.
En revanche, l’analyse de l’évolution des clics et impressions sur vos requêtes de marque vous permet d’évaluer l’évolution de sa présence à l’esprit dans le temps. Et cela va plus loin : un pic d’affichages dans la Search Console se corrèle facilement à l’impact d’une campagne de publicité (presse, radio, affichage, etc.) ou de relations presse auprès de vos publics cibles.
Et, au fond, la progression des impressions « de marque », peut aussi être le résultat d’une fréquence de citation importante dans les réponses des IA.
Un conseil pour utiliser Search Console à pleine puissance : exportez les données via Looker Studio, d’une part pour accéder à l’intégralité des données, et d’autre part pour pouvoir les intégrer dans vos propres outils pour les analyser en profondeur. Pour commencer l’utilisation d’Excel et la combinaison de filtres sur plusieurs colonnes vous permettra d’activer facilement des analyses fines de données.
La Google Search Console vous donne accès à l’information la plus précieuse qui soit pour l’optimisation SEO : quelles sont les requêtes qui sont saisies par les internautes. Celles qui génèrent des visites sur votre site, mais encore plus intéressant, aussi celles qui ont généré des affichages mais n’ont pas généré de visite et qui sont pourtant bien placées. Ce sont de vrais quick wins ! Vous trouverez ces données dans le menu « Performances ».
S’agissant des requêtes des internautes, vous aurez grand intérêt à analyser les cas de figure suivants :
Avant toute action d’optimisation, ayez 2 réflexes :
Si c’est bien votre annonce SEO qui pèche (le fameux « snippet » de Google), adaptez son wording à la nature de la page :
Moins intuitive, l’analyse des performances de chaque page sera riche d’enseignements. Par exemple les requêtes associées à une url donnée vous permettent de vérifier que l’intention de recherche traitée par cette page est claire et précise (à défaut, peut-être auriez-vous intérêt à créer une page supplémentaire).
Le rapport d’indexation de la Google Search Console regorge d’informations sur l’état de santé SEO d’un site. Le premier graphe ci-contre donne l’état de l’indexation des urls connues de Google sur 3 mois. Le ratio idéal n’est pas nécessairement de 100% d’urls indexées.


Des urls non indexées peuvent l’être pour de bonnes raisons (bloquées par le fichier Robots.txt ou une balise noindex, redirections 301) et de mauvaises raisons (contenu dupliqué, erreurs 404, pages dépubliées en 302 ou redirigées en 301 mais recevant toujours des liens internes…). Réciproquement, toute url indexée n’est pas bonne à prendre, comme les urls de filtres à facettes, véritables pièges à robots.
Google catégorise les urls non indexées dans le rapport ci-dessus. La catégorie la plus infamante étant
« Détectées, non indexées » : Google n’a pas pris la peine d’explorer l’url !
L’analyse détaillée de ces données présente une forte valeur ajoutée SEO. Améliorer la qualité de votre indexation optimise le budget crawl de Google, donc l’explorabilité du site et, in fine, son trafic SEO. Cela passe par l’identification et la correction d’erreurs techniques, la suppression et la redirection de pages inutiles, le blocage de certains filtres avec le fichier Robots.txt.
Inversement, analyser les performances des pages indexées permet aussi d’identifier des pages à 0 clic, souvent inutiles, non optimisées ou faiblement accessibles. Ici, l’action consistera à faire un gros nettoyage et/ou à enrichir des contenus, optimiser le maillage interne, voire fusionner des pages.
A noter que la seule analyse des données d’indexation de la Google Search Console n’est pas suffisante pour les sites à fort volume d’urls pour lesquels un audit technique approfondi est nécessaire.
Voici une fonctionnalité bien cachée accessible dans Menu > Paramètres > Statistiques sur l’exploration.
Ce rapport présente l’historique sur 90 jours des demandes d’exploration de Googlebot, des données téléchargées et du temps de réponse moyen des pages. Il recense aussi les problèmes éventuels de disponibilité de votre site en indiquant les raisons.
Ce temps de réponse n’est pas un détail. Attention, il s’agit du temps que met Googlebot à récupérer une page, pas du temps d’affichage pour l’internaute. Et il conditionne tout le reste : si votre serveur ralentit (hébergement sous-dimensionné, cache mal configuré, pages trop lourdes…), Googlebot lève le pied pour ne pas le surcharger. Résultat : moins de pages explorées, donc moins de pages découvertes et indexées, et à terme moins de trafic.
A droite, la courbe donne une vision globale du comportement de Googlebot et il est aisé d’identifier une anomalie. Ici, Google s’est anormalement excité quelques semaines : le robot interroge le site près de 3 fois plus qu’habituellement.

Et, s’il ne donne pas les raisons (à nous de les décoder), le rapport présente des pistes d’analyse en indiquant les taux d’exploration selon les réponses serveurs et les ressources rencontrées.

Ici, le problème vient clairement d’une hausse des erreurs 404 et des redirections 301 qui représentent près de 60% des demandes d’exploration sur les derniers 90 jours. Une fois le problème technique résolu, l’activité de Googlebot revient à la normale.
Et après les corrections ? Pensez à boucler la boucle. Quelques semaines plus tard, revenez dans la Search Console :
Côté performances, vérifiez que le trafic SEO repart et, surtout, que ce sont les bonnes pages qui génèrent des clics.
La Google Search Console présente 2 gros défauts :
Or, on peut brancher l’API de la Search Console à des outils tiers qui font ami-ami avec ses données pour repousser ses limites. Nous en avons choisi 3 que nous utilisons quotidiennement.
Olivier Duffez (Webrankinfo) et Fabien Facériès proposent avec My Ranking Metrics deux outils complémentaires.
RM Console fait parler les données de performances (requêtes, urls, clics, impressions, positions, taux de clic), avec l’objectif d’identifier les opportunités de trafic. L’outil permet – entre autre – de clusteriser les urls et requêtes d’un site, de faire du suivi d’impact des optimisations, de mettre en place des alertes personnalisées ou d’analyser des chutes SEO comme ici.


RM Tech est l’outil d’audit SEO technique de My Ranking Metrics. Outre les seules données techniques, il croise les données de crawl et d’indexabilité avec les clics de la Search Console. Les indices maison « QualityRisk » et « PagesZombie » permettent d’évaluer les (contre-)performances du site et d’identifier sur quelles urls agir.
Gratuit, Google Looker Studio peut aussi être connecté à l’API de la Search Console pour générer des reportings SEO sur-mesure. La limite des 1 000 requêtes affichées saute et vous avez une interface de lecture plus agréable que celle de la Google Search Console, mais cela peut demander pas mal d’huile de coude et il sera difficile d’atteindre la profondeur d’analyse de la RM Console qui présente déjà une première couche d’analyse des données.
Un bonus pour la fin, avec Screaming Frog. Contrairement, aux outils précités, il s’agit uniquement d’un outil de crawl SEO, non d’analyse qu’il faudra faire à la main. La connexion à la Google Search Console permet d’exporter les clics, impressions, positions, taux de clic des urls jusqu’à 16 mois : pratique pour préparer la migration d’un site de moyenne importance et ne pas oublier d’urls dans le plan de redirection. A noter que ScreamingFrog peut aussi interroger l’API d’inspection d’url pour connaître le statut d’indexation des 2 000 premières urls explorées. Intéressant pour l’analyse de l’indexation d’un petit site. Sinon, il faudra se tourner vers RM Tech qui est beaucoup plus puissant.